La recherche en tourisme… Stafford avait tout vrai!

En travaillant sur mon « terrain »[1] et dans l’objectif de remettre à jour mes connaissances en recherche quantitative, je relis, pour une énième fois, l’extraordinaire « petit livre[2] » rédigé par feu Jean Stafford, « La recherche touristique. Introduction à la recherche quantitative par questionnaire » (Presses de l’Université du Québec, 1996). Monsieur Stafford était un fantastique[3] professeur en méthodologie de la recherche en tourisme que j’ai eu l’occasion d’avoir comme enseignant durant mon baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie. Ayant étudié en Sciences pures et appliquées au niveau collégial et étant plutôt de nature cartésienne et scientifique, j’étais fortement intéressée, à l’époque et aujourd’hui encore, par la recherche et la méthodologie. Je me souviens d’avoir littéralement couru à la librairie de l’Université lorsqu’il a publié ce livre.  Groupie, je lui avais même demandé de me le dédicacer et je souris aujourd’hui en lisant le gentil mot qu’il m’avait offert: « À une brillante étudiante, avec tous mes vœux de succès ». 

Je me permets de reprendre ici l’introduction du livre rédigé en 1996. Du pur génie si vous voulez mon avis!

« La recherche empirique en tourisme n’a pas encore conquis ses lettres de noblesse dans la confrérie sélecte des sciences ; la téorologie (ou science du tourisme) avance masquée, soit par les idéologies brumeuses percevant le tourisme comme « l’avenir de l’humanité » ou l’ultime « sauveteur » des régions en péril ou d’une économie moribonde, soit par un professionnalisme étroit pour lequel le touriste est seulement un « client » qu’on doit « plumer » le plus possible!

La plupart du temps, les connaissances touristiques se résument au récits des « grands explorateurs » et aux articles des pages touristiques des grands journaux : mélange d’exotisme de pacotille et de conseils pratiques pour la survie du voyageur. Dans l’ensemble de ces discours, ce qui domine ce sont les descriptions où se mêlent les remarques générales (les clichés touristiques), les observations minutieuses (l’enflure du détail) et les constatations faites de prénotions et de préjugés.

Face à ce magma informe, à cette masse d’informations, la plupart du temps contradictoires, la téorologie doit opérer un tri, distinguer les niveaux de savoir et formuler les règles d’une connaissance scientifique du tourisme. Dans cette optique, la recherche empirique en tourisme a pour tâche de construire consciemment des « faits scientifiques ».

Construire des « faits scientifiques », c’est partir d’une situation, d’un problème quelconque en tourisme et d’en faire « la théorie » à l’aide d’hypothèses, de concepts et d’indicateurs fortement articulés. Le caractère scientifique d’une théorie se manifeste par son caractère réfutable; la théorie doit pouvoir être mise à l’épreuve (selon la pensée poppérienne). Cette épreuve, ce sera l’enquête elle-même, effectuée sur le terrain. Ainsi, la boucle est bouclée : la connaissance s’établit à partir de problèmes, face auxquels des conjectures sont émises (celles-ci doivent être réfutables) et des tests permettent de confirmer ou d’informer totalement ou partiellement ces hypothèses.

La recherche empirique en tourisme a un rôle primordial à jouer dans l’établissement de connaissances scientifiques dans ce domaine; les praticiens en tourisme doivent disposer d’un corps de connaissance rigoureux sur lequel fonder leurs expertises et leurs pratiques de gestion, de planification et d’intervention. La recherche empirique en tourisme est une tâche aride, humble et souvent ingrate, loin des colloques qui ne servent qu’aux relations publiques avec leurs discours bidons. Ce petit livre vise à faire connaître, étape par étape, la démarche qui servira à construire ces « faits scientifiques » et à donner des assises solides à une téorologie naissante. »

Allez, je vous laisse, je replonge dans la lecture de ce « petit livre » magique et dans mon « terrain » en suivant les conseils de cet incomparable scientiste touristique!


[1] Dans le langage de la recherche, le « terrain » fait référence à l’enquête qui permettra de valider ou non l’hypothèse de départ. Rapple: je rédige présentement une thèse de doctorat en sciences de la Communication et de l’Information.

[2] Qualifié ainsi par l’auteur même du livre….

[3] Ses connaissances et son intérêt envers ses étudiants étaient remarquables. Certains étudiants, ceux pour qui la recherche et la méthodologie n’était qu’un passage obligé, le critiquaient pour son enseignement moins dynamique.

Métro & Moi: Virage ‘RP’ Métro?

Tout comme moi, vous avez probablement été littéralement assaillis par des représentants de Métro à la quête de preneurs pour leur toute nouvelle carte de fidélité Métro & Moi lors de votre visite chez l’épicier la semaine dernière. Et comme tout le monde, votre réaction fut probablement la même que la mienne :  ‘Pas encore une carte de fidélité!’. Mon porte-feuille déborde et j’en ai marre de me faire demander à chaque fois que je passe à la caisse : “Avez-vous votre carte Optimum? Avez-vous votre carte Air Miles? Avez-vous votre carte Aéroplan? Un chausson avec ça?”.

Déjà la phrase magique semble inculquée dans le vocabulaire de la gentille-caissière de mon épicerie puisqu’en plus de me demander mon no. de téléphone (programme de fidélité local de Mon Métro) elle me demande : “avez-vous votre carte Métro & Moi?”. Ma réponse : “Non, je suis trop pressée pour remplir le formulaire aujourd’hui”. Et elle d’en profiter pour me glisser en douce un dépliant d’information de la nouvelle carte dans mon sac en disant: ” Pas de problème, ma chère dame, conservez votre facture et vos points seront crédités. Aussi, vous pourrez remplir le formulaire en magasin jusqu’à la semaine prochaine ou en ligne à votre convenance’. Je réalise que si je remplis en ligne, j’aurai droit à 100 points (1 $, c’est le montant qu’ils m’accordent et du même coup, qu’ils évitent pour l’entrée de données à l’ordinateur). OK, on y va pour le “en ligne” !

Après analyse du fameux dépliant de la carte Métro & Moi qu’ils appellent une carte de récompense  - pour vous dire “merci” ! – je calcule que les ristournes sont de 0,8 % par dollar dépensés et que le bonus de 50 points si j’achète 2 casseaux de fraises au lieu d’un seul me récompensera d’un gros 4 sous (oui, oui, 4 sous!). Adepte incontesté de ma carte de crédit à points qui me permet de payer annuellement une partie de mon hypothèque de maison, je sais qu’à la longue, je cumulerai assez de points pour me payer une belle surprise.  Je jouerai le jeu d’autant plus que j’ai bien hâte de voir l’évolution du programme de Métro mais “mausus” que ces cartes de fidélités me fatigue en tant que consommatrice…

Sachez, chers amis lecteurs mais surtout chers consommateurs,  que les réels objectifs derrière ce type de programme de fidélisation ne sont pas ceux que plusieurs pensent…

1)      Le premier réel objectif pour une entreprise qui lance un programme de fidélisation de recueillir les coordonnées de ses clients (un peu comme c’est le cas pour les concours et les tirages). Ainsi, il sera possible de communiquer (aujourd’hui on dirait même de converser) directement avec ses fidèles. Entretenir des relations avec un de ses publics, les consommateurs (RP!!!!). Et Métro en détient un paquet quand on pense au nombre de personnes qui franchissent les portes du détaillant à chaque semaine.

2)      À l’instar des compagnies de carte de crédit qui analysent les achats des consommateurs (oui, oui, les achats fait sur notre carte de crédit sont analysés!) leur permettant de mieux comprendre le comportement des consommateurs (et de vendre les résultats aux entreprises intéressées), les programmes de fidélisation des marchands assurent une meilleure connaissance de leurs clients. Aussi, il est possible de mieux segmenter la clientèle et de mieux répondre à leurs “besoins”.  Ainsi, en voyant que j’achète souvent des couches pour bébés, ils pourront me transmettre des offres ciblées pour “Moi” la maman, pour “mon” bébé chéri ou pour “ma” famille.  De mon côté, je sentirai alors que Métro s’occupe de “Moi” et que ‘mon’ épicier “me” connait bien.  Pour rendre plus efficace un programme de fidélisation de la sorte, une entreprise sérieuse (et je n’ai pas de doute que ce soit le cas pour Métro), doit investir dans une bonne équipe de recherche marketing et développer les stratégies de communication en conséquence. Le potentiel est exponentiel et excite au plus haut point n’importe quel passionné de communication marketing.

3)      La troisième raison en importance (on aurait tendance à penser que c’est la raison principale) est de fidéliser les clients.

Voilà une belle occasion de dévoiler à mes fidèles (!!!) les dessous de la fidélisation de la clientèle. Mais bon, ne me dites tout de même pas que vous croyiez vraiment que l’idée principale derrière ce ‘nouveau programme de récompenses’ était uniquement ‘leur façon de vous dire merci’ tel qu’indiqué sur le circulaire Métro reçu cette semaine!

Parlant de contact direct avec le consommateur et de conversation, Carole Le Hirez, journaliste au Journal Les Affaires annonçait dans son article du 18 septembre 2010 que c’était au tour de Métro de prendre le virage Facebook.  Voici l’intégral du bref article que l’on peut lire ici :  

Après IGA, Provigo et autres, l’épicier Metro entend créer sa page Facebook destinée aux consommateurs. Le dévoilement aura lieu le 30 septembre, a annoncé aux Affaires le vice-président marketing, Marc Giroux. Sur cette page, développée par la firme Publicis, les consommateurs pourront suggérer des idées de recettes, obtenir des conseils santé et profiter de promotions exclusives. ” Cette initiative s’inscrit dans une stratégie numérique intégrée qui comprend le Web et les appareils mobiles “, précise M. Giroux. Pourquoi avoir tant attendu ? ” Nous avons pris le temps de réfléchir afin d’ajouter le maximum de valeur à l’expérience pour nos futurs adeptes. Nous ne voulons pas nous contenter de lancer des outils pour surfer sur la vague “, indique-t-il. Après le succès de sa collaboration à l’émission Les Chefs, diffusé cet été à Radio-Canada, l’épicier dit vouloir maintenant développer ” une conversation plus riche avec le client “.

“Moi” je vote pour que M. Giroux change le titre de son poste de vice-président marketing pour celui de vice-président “communication”.   :-)

Claude Dubois dans une téléréalité: à quoi a-t-il pensé d’accepter?

On s’est tous demandé ce que Claude Dubois et sa jeune et tendre épouse Crystal* ont bien pu penser lorsqu’ils ont accepté d’ouvrir la caméra sur leur vie quotidienne dans le cadre d’une téléréalité, Dubois en réalité dont la première était diffusée cette semaine au Canal V!  Ne croyez-vous pas qu’il faut être complètement taré, surtout pour un artiste comme Dubois, d’accepter de se prêter au jeu? Le risque est astronomique d’autant plus que le chanteur populaire a quelques faux pas à son actif. Depuis quelques années, sa crédibilité a pris un coup, entre autres lorsqu’il a quitté sa conjointe de 15 ans Louise Marleau pour se retrouver dans les bras de la jeune Crystal. Une partie de son public cible, les femmes de 45-65 ans, l’âge de Mme Marleau, ont encaissé la nouvelle ‘personnellement’ et rejeté en bloc, toute l’admiration qu’elles avaient envers Dubois. Ensuite il y a eu l’épisode du vaccin H1N1, le scandale no. 1 de l’année 2009 quand ‘monsieur-la- vedette’ a dépassé ‘monsieur-et-madame-tout-le-monde’ dans la ligne d’attente pour faire vacciner ses proches en plein cœur de la Crise (avec un grand ‘C’).  Dommage pour lui (et sa côte de popularité), on pouvait presque dire que le temps avait réussi à faire oublier aux québécois plus âgés sa condamnation, en 1981, pour possession et trafic d’héroïne.  Est-il tombé sur la tête de vouloir en rajouter avec une téléréalité sur sa famille?

Et bien, au contraire, si vous voulez mon avis!  En fait, il est probablement plus fin que tous ceux qui regarderont l’émission hebdomadaire réunis!  Pensez-y, une émission de 30 minutes par semaine à la télé, n’est-ce pas le plus extraordinaire outil pour passer ses propres messages à quelques 300 000 ménages (résultat de la première émission)? D’autant plus que contrairement à plusieurs téléréalités, il a réussi à négocier son droit de regard sur le produit avant la diffusion.  Non seulement, il n’a pas à verser un seul sou en publicité pour les prochaines années afin de faire parler de lui, il reçoit même un cachet (MAJ: les rumeurs parlent de 10 000 $ par épisode) pour son travail ‘d’acteur’!  Quelle idée! Quel maître!

En fait, ce ne sera pas le premier artiste à profiter de l’insatiable soif de curiosité de la populace… Et les artistes, entre autres lorsqu’ils ont les pieds bien creux dans les plats, d’en profiter pleinement!  Des exemples, il y en a des milliers! Regardez simplement la une de tous les magazines people (comme disent les français) partout dans le monde.

C’est fascinant de voir que les ‘messieurs-et-mesdames-tout-le-monde’ (les mêmes qui ont attendu des heures en ligne pour le vaccin) ne commencent qu’à peine à comprendre les rouages des stratégies de communication des artistes dévoilés à grands coups de transparence et mis au grand jour, entre autres, grâce à la convergence des médias.  Depuis l’explosion de la diffusion de l’information, l’accessibilité à celle-ci rend le public moins dupe, du moins, c’est ce qu’il pense (et c’est là l’important!).  Peu le savent et c’est intéressant de réaliser que les premiers clients de Edward L. Bernays, un des premiers théoriciens des relations publiques étaient, vers 1915, des artistes new yorkais pour qui il travaillait comme agent de presse!   

Revenons à la téléréalité… En y pensant bien, qui n’a pas gagné, si ce n’est pas à court ou à moyen terme du moins à long terme, de la vitrine offerte par une téléréalité?  Paris Hilton a commencé sa ‘carrière’ (dans quel domaine on ne sait pas encore mais c’est si peu important…) avec The Simple Life, la téléréalité où la riche héritière a vécu pendant quelques semaines à ‘travailler’ sur une ferme, et vivre la vie des gens pauvres et inconnus. On l’a tous trouvée tellement bête (et aujourd’hui encore d’ailleurs) mais elle gagne très bien sa vie en jouant avec les médias (et nous, l’auditoire!).  Ozzy Osbourne et sa famille a aussi gagné à se dévoiler à travers The Osbournes. Des exemples de la sorte, il y en a plein.

Marc Cassivi, journaliste à La Presse a rédigé un très intéressant article (Rira bien… paru le 16 septembre 2010) démontrant exactement le point de vue que je tente de vous présenter. À lire jusqu’au bout!

Pour en savoir un peu plus sur les téléréalités, suivez ce lien

*Ironique tout de même que le nom de la nouvelle compagne de Claude Dubois soit le même, on se rappellera, que celui de la jeune héroïne de la comédie musicale Starmania. C’est à travers cette production que Claude Dubois avait popularisé le maintenant légendaire Blues du businessman!

MAJ: 22 septembre 2010…. 

Finalement, la téléréalité Dubois en réalité aura été de courte durée : une seule émission!  Rien de confirmé mais tous les observateurs s’entendent pour dire qu’il n’y aura pas d’autres épisodes… les raisons étant multiples mais je soupçonne que la principale vraie raison soit finalement le peu d’action dans l’intrigue de l’épisode de la semaine dernière, probablement parce que les acteurs principaux ont trop voulu contrôler leur image. Les deux parties (Canal V et Dubois et cie) s’entendront probablement à l’amiable sur l’idée de se chicaner en public à propos du language non adapté de Dubois (il sacre à répétition) à la télévision aux heures de grande écoute. D’ailleurs, on sent déjà la soupe chaude en lisant cet article de Michelle Coudé-Lord publié la semaine dernière.  Grâce à un contrat bien rédigé à l’avance, Dubois réussira à se sortir d’une situation fort délicate sans trop perdre…

MAJ 27 septembre: J’ai (on a tous!) bien hâte de voir ça!  http://vtele.ca/v/communiques/dubois-en-realite-de-retour-sur-les-ondes-de-v-mardi-19-h_96.php   J’adore les citations de M. Rémillard dans le communiqué, particulièrement celle-ci:  “Du divertissement honnête et authentique n’est pas synonyme de vulgarité, mais dois correspondre à la réalité et maintenir un rythme tout en respectant et divertissant le public québécois.”

MAJ no 28….  Finalement, pour de vrai cette fois-ci?!?, la mort de cette téléréalité est annoncée début novembre… The End

Articles portant sur les relations publiques touristiques

Depuis deux ans, j’ai eu le prévilège de rédiger et de publier quatre articles portant sur les communications et les relations publiques appliquées à l’objet du tourisme pour le compte du Réseau de veille en tourisme.  On y retrouve certains éléments provenant de mon mémoire de maîtrise portant sur le sujet. Bonne lecture!

Malheureusement, il est trop top pour vous parler de deux autres projets de publications portant encore sur les relations publiques appliquées aux services touristiques mais dès qu’ils se concrétiseront, vous serez les premiers à le savoir!

«Faire» des relations publiques, ÇA PREND DU TEMPS!

En analysant les dates de mises à jour de ce blogue, il est facile de constater certaines lacunes quant à l’assiduité de la rédactrice en chef!

Je n’ai aucune excuse autre qu’une gestion du temps misant présentement sur d’autres priorités personnelles et professionnelles. Voyez-vous, «faire» des relations publiques, ÇA PREND DU TEMPS! Je le dis souvent, par exemple, pour une entreprise, investir dans une campagne de publicité et «dépenser» un budget de placement média, disons 100 000$, c’est assez facile. Quelques coups de téléphone et le tour est joué: les dollars sont rapidement (et facilement!) placés chez les publicitaires. En relations publiques, pour investir le même budget, je me plais souvent à dire: «il faut se lever de bonne heure»! Par exemple, la gestion des ressources humaines impliquées dans le projet est beaucoup plus prenante et ardue. La planification et la réalisation doivent être prévues davantage sur le long terme et les résultats visibles peuvent paraitre moins percutants.

Enfin, tout ça pour dire qu’en relations publiques, le temps est d’or et tenir à jour un blogue portant sur le sujet devrait certainement être considéré comme une priorité en soi. Cependant, mon plan de match pour le moment est autre… il demeure que j’ai présentement pas mal de projets dans mes baskets, je dois faire des choix… Et «choisir, c’est aussi renoncer»! Pour le moment, mes choix consistent à enseigner à l’UQAM à titre de chargée de cours, offrir quelques heures par semaine pour la consultation, avancer/terminer ma thèse de doctorat, préparer quelques conférences et, finalement, investir dans l’éducation morale, sociale, artistique et sportive de mes enfants, deux extraordinaire fillettes – je n’ai aucun biais je vous assure!

En attendant un peu plus d’assiduité dans la mise à jour de ce blogue, je vous invite à lire, pour vous divertir, les billets de notre blogue familial créé à l’occasion de notre voyage de quatre mois aux États-Unis (de février 2010 à juillet 2010) et accessible à l’adresse suivante : www.4voyageurs.com .Je vous souhaite donc de belles et bonnes lectures et on se donne rendez-vous ici très bientôt!

Conférence relations publiques touristiques

Après quelques mois de ‘repos’ *  quant aux mises à jour de mon blogue, me voici de retour! La semaine dernière (11 novembre 2009) j’ai eu l’occasion de présenter devant un public ‘réel’ d’environ 75 personnes ma première ‘conférence’ professionnelle à vie! C’est vrai que j’enseigne à l’UQAM à des universitaires à raison d’une ou deux charges de cours par session depuis 2001 mais cette fois, c’était devant des professionnels de l’industrie touristique, des gestionnaires culturels ainsi que des spécialistes en relations publiques dans le cadre d’une formation sur le tourisme culturel organisée par Tourisme Montréal en collaboration avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et la Ville de Montréal.

Relativement anxieuse de cette première, je l’étais encore plus puisque je présentais aussi, pour la première fois, certains résultats de mes recherches sur les relations publiques touristiques. En effet, au mois de juin 2009, j’ai déposé et soutenu avec succès mon mémoire (2e maîtrise en route vers le doctorat) dont le sujet était :  L’intégration de la communication et des relations publiques aux stratégies de marketing: des outils à la portée des organisations de gestion de la destination. Le plus difficile était de condenser sur environ 30 minutes, les résultats présentés sur papier avec 166 pages! Enfin, je crois avoir réussi puisque j’ai eu droit à des commentaires très positifs suite à cette présentation.

Pour les intéressés ou les curieux, voici la présentation sur SlideShare:

J’en profite aussi pour vous dire que je travaille présentement sur des articles présentant des extraits de mon mémoire pour le Réseau de veille en tourisme. En plus du texte déjà produit en 2008, je compte en préparer d’autres. En espérant que le Réseau de veille en tourisme les accepte! À surveiller…

* Durant mon ‘repos’:

- vacances (après un hiver bien chargé);

- augmentation du mandat sur lequel je travaille à Tourisme Montréal afin de prendre une part supplémentaire des tâches de relationniste (porte-parole) de Pierre Bellerose durant son absence prolongée à l’été 2009, passionné de tourisme, M. Bellerose en a profité pour effectuer un grand voyage autour du monde;

- Dépôt, soutenance (et acceptation avec la mention : ‘Très bien’ de mon mémoire (2e maîtrise):  L’intégration de la communication et des relations publiques aux stratégies de marketing: des outils à la portée des organisations de gestion de la destination;

- reprise de 2 charges de cours à l’UQAM à l’automne, Atelier sur les intervenants touristiques et Transport, Distribution et Technologies en tourisme;

- Rénovation d’environ la moitié de notre petite maison;

- Grossesse longtemps attendue!  Intitulé ‘projet 2010′, la ‘délivrance’ devrait se faire au tout début du mois de janvier 2010!

Meilleures pratiques en relations publiques

Je n’ai pas beaucoup de temps pour préparer des billets ces temps-ci puisque je travaille presque à temps plein à faire avancer mon projet de recherche.  Mon doux chéri (à suivre sur Twitter @claudepeloquin) qui m’encourage dans mes recherches vient tout juste de m’envoyer un lien vers un billet d’un blogue très pertinent, à lire absolument, portant sur les meilleures pratiques en relations publiques. C’est drôle par contre que le titre du billet soit ‘Publicity Stunt Hall of Fame‘ quand en bout de ligne, il s’agit surtout d’actions de relations publiques…  Mais je comprends ce choix de titre… encore aujourd’hui la ‘publicité’ c’est plus ‘in’ que les relations publiques… Je vous assure cependant que ce ne sera pas pour longtemps! :-)

Mes préférés dans la liste de Taylor Herring:

  • The Olympic Torch Relay (depuis 1936)
  • Macy’s Thanksgiving Parade (depuis 1924)
  • Tour De France (depuis 1910).
  • Best Job In The World (un exemple de relations publiques touristiques)
  • That  Dress (au Québec, on pourrait penser à Julie Couillard et sa robe !)
  • The Blair Witch Project et Borat At The White House pour mousser la commercialisation des films
  • Frozen Grand Central (et son ‘spin-off’ – la publicité de T Mobile)
  • Richard Branson… pour l’ensemble de son oeuvre!
  • The Travelodge  Nativity (un exemple de relations publiques touristique)
  • Naked Gail Porter on The Houses Of Parliament
  • Asda’s Free Eye Tests For The Swiss (j’adore!!! Au Québec, avec le hockey, ce serait tellement simple!… Surtout qu’une succursale de Lasik MD est située tout jours à côté du Centre Bell à Montréal)
  • Message In A Bottle
  • Homer Meets The Giant Of Cerne Abbas
  • Madonna kisses Britney (à combien on évalue la valeur de la visibilité médiatique de ce baiser??? L’histoire du sein de Janet Jackson au Superbowl est aussi comparable… plusieurs années après l’événement de 2004, on en parlait encore dans les médias cette semaine
  • The Goodyear Blimp (depuis 1925)
  • The Beatles Rooftop Gig   (U2 s’en est probablement inspire en 1987 avec le video de Where the Streets Have no Name qui a gagné un Grammy Award pour le meilleur video musique l’année suivante) 
  • Sex Pistols Sign To A&M Records.

 

Voici un extrait portant sur les communications/relations publiques et l’industrie touristique pour démontrer justement la confusion entre le marketing, la publicité et les relations publiques… 

Pourtant le marketing, tel que plusieurs chercheurs l’entendent, est l’ensemble des ‘4-P’ : le Produit, la Promotion, la Place (distribution) et le Prix. Le produit et le prix sont souvent, malheureusement, à l’extérieur du champ d’expertise des spécialistes du ‘marketing’ tout comme la ‘place’ ou le réseau de distribution d’ailleurs. Lorsqu’on parle de promotion, c’est surtout à la publicité que l’on fait référence quand il serait plus approprié de parler de tous les outils de promotion disponibles. Plus loin dans ce mémoire il sera question des divers outils de promotion reliée aux relations publiques. Parce que les relations publiques ne prennent pas la place qui leur est due quant à la promotion et, à cause de différents facteurs, d’autres disciplines comme la publicité par exemple s’approprient les outils qui devraient faire partie de la boîte à outils des RP. Par exemple, dans le livre Advertising for dummies (Dahl, G. Advertising for dummies. Hoboken, NJ Wiley Pub., Inc.,c2007) plusieurs idées suggérées pour des publicités créatives et efficaces incluent une touche de relations publiques; un chapitre est d’ailleurs consacré à la discipline. L’auteur, un spécialiste de la publicité, introduit le chapitre sur les relations publiques en indiquant : La publicité aujourd’hui inclus, en plus des placements payants de messages marketing mais une série de méthodes gratuites pour diffuser son message. Le buzz et le bouche à oreille font partie de cette catégorie même si vous pouvez aussi payer pour en créer. L’auteur du livre destiné aux gestionnaires ayant peu de connaissances en publicité inscrit aussi, dans la publicité, l’organisation d’événements spéciaux (des lancements par exemple, la préparation d’un blogue, l’utilisation de porte-paroles, influencer des leaders d’opinion, créer un blogue sur l’entreprise, etc.

J’en profite aussi pour rappeler une définition de la communication produite dans le Petit Robert 2009:

Communication : n.f. – 1365 – ‘commerce, relation’. Fait d’être en relation avec (qqn, qqch). Correspondance, liaison, rapport. La communication. Science de la communication : ensemble des activités et connaissances concernant la communication au moyen de signes, notamment entre êtres humains. Théorie de l’information et de la communication. – sc. Relation dynamique qui intervient dans un fonctionnement. Passage ou échange de messages entre un sujet émetteur et un sujet récepteur au moyen de signes, de signaux. Spécialt Ensemble des technique médiatiques utilisées (dans la publicité, les médias, la politique) pour informer, influencer l’opinion d’un public (cible) en vue de promouvoir ou d’entretenir une image (cf. Relations publiques). Action de transmettre une information. (Robert, P., J. Rey-Debove, et al. (2009). Le nouveau petit Robert dictionnaire alphabéthique et analogique de la langue française. Paris, Le Robert)

Sans commentaire…

Sans réel besoin de commentaire...

Sans réel besoin de commentaire...

MAJ: Cette caricature circulait au moment où la Grippe AH1N1 portait plutôt le nom de la Grippe Porcine…. Le lobby des producteurs de porc travaillaient ardemment à ce que les médias changent le nom du virus afin de ne pas affecter la consommation de porc.

Bernard Lachance et la force des RP (grâce aux nouveaux médias)!

On l’a tous vu à l’émission de TLMEP  du 12 avril dernier (partie 1 et partie 2), son histoire a ensuite été reprise dans divers médias québécois, le chanteur Bernard Lachance est un exemple de persévérance. Après avoir loué le Centre Bell pour y présenter son spectacle il y a quelques années, et être invité à TLMEP grâce à un vidéo Youtube envoyé aux recherchiste, son prochain objectif était d’être invité à l’émission d’Oprah Winfrey! Celui qui s’autoproduit et qui vend lui-même, un par un, ses billets de spectacle et ses CD dans la rue, y rêvait depuis un moment. Il a même produit une vidéo très sympathique qu’il diffuse sur le site le plus populaire de l’heure ,Youtube.

Et voilà, c’est officiel, il sera à l’émission de Oprah mardi 5 mai prochain!

Au moment d’écrire ces lignes, vendredi 1er mai en fin de soirée, 69 455 personnes ont visionné sa vidéo d’invitation à la grande dame de la télévision américaine… j’ai bien hâte de voir à combien se chiffrera le nombre de visionnement après la diffusion de l’émission de la semaine prochaine! Bernard Lachance utilise aussi Youtube, à travers 3 vidéos différentes, pour recruter les chanteurs pour sa chorale de quelques centaines de personnes qui l’accompagnera sur la scène du Chicago theater: vidéo 1, vidéo 2 (qui donne des frissons) et vidéo 3. En visionnant les trois vidéos, j’ai presque le goût de participer à ce concert!

Dans un de mes derniers billets j’ai parlé du Star War Kid (un québécois) qui fut le premier à connaître son heure de gloire (bien malgré lui!) grâce à Youtube. J’étais sans savoir à ce moment que se tramait à l’horizon un autre phénomène qui ferait le tour de la planète : le cas de Susan Boyle qui a défrayé les manchettes après avoir surpris tout le monde avec sa voix d’ange à l’émission britannique Britain’s Got Talent. La vidéo de sa prestation sur Youtube (encore!) compte, si on additionne tous les sites où il est possible de regarder son tour de chant, environ 100 millions de visionnements. Évidemment, ce chiffre exclus les diffusions télévisuelles et tous les articles sur le sujet dans les médias de masse!  Mais le cas de Lachance est différent. Il utilise de façon efficace le média pour répondre à son besoin de diffusion et de communication.

Les théories de la communication ont de commun, entre autre, comme outil central, un média, soit l’outil de diffusion de l’information du message. Pour la plupart, les médias sont représentés par la presse, la radio, la télévision, l’affichage et autres diffuseurs habituels. Évidemment, depuis quelques années, l’Internet et les nouveaux médias technologiques s’affichent de plus en plus mais on doit aussi ajouter à cette courte liste de d’autres médias, qu’à priori, on ignore trop souvent tels que : la musique, la peinture, les arts de la scène, la cinématographie, etc.

Les médias plus traditionnels vivent depuis quelques années d’importants bouleversements et quoi qu’on connaisse présentement quelques unes des fatalités, il est encore trop tôt pour en connaître les dommages réels et surtout, prévoir où se situera l’industrie dans les prochaines années. Par exemple, le Tribune Company* un des plus importants regroupements médiatiques américain a été mis en faillite à la fin de l’année 2008. Du côté Canadien, la société d’état Société Radio Canada a annoncé le 25 mars 2009 la suppression de 800 postes tant à la radio qu’à la télévision…

 Avec la popularité de Youtube (73 millions de visiteurs par mois**) et de Twitter (14 millions de visiteurs par mois**) et la rapidité avec laquelle ces médias peuvent réagir grâce, entre autres, à la quantité importante d’utilisateurs et leur implication, combiné au fait que les médias traditionnels passent à travers une crise très importante porte à  réfléchir…

La question qu’on entend beaucoup ces jours-ci est comment financer le journalisme et l’information diffusée sur le web? Malheureusement, je n’ai pas de réponse à cette question. Tout le monde est au courant, même malgré la popularité de Facebook et de Twitter, ces deux médias n’ont toujours pas de modèle d’affaires solide pour en faire des multinationales à la hauteur de leur potentiel. L’habitude de la gratuité sera difficile à changer… Mais ils y arriveront, petit pas par petit pas… déjà ma Presse me propose pour quelques 2 dollars par mois une version électronique (je pari que d’ici peu, cyberpresse.com sera payant… ). 

Dans l’article qui s’intitule les médias, et les nouveaux médias face aux contraintes économiques, les auteurs Dominique Bourgeois et Patrick-Yves Badillo, des spécialistes de la communication, proposent une évolution en cours montrant la dynamique récente de la société de l’information. Ils font référence au concept de la ‘convergence des médias et à la dérèglementation qui impulse ou suit une  évolution économique particulièrement ample les changements considérables qui on lieu dans le cadre d’un immense ‘Media Monopoly’, concrétisé par des accords, alliances…, provoquent l’apparition de ‘médias géants’ (Bourgeois and Badillo 2004). Mais encore… soulevant le fait que les médias passent à travers une période fort difficile, les auteurs ajoutent, en conclusion de l’article, et je vous laisse sur cette phrase très percutante qui fait réfléchir mais surtout, qui expliquerait potentiellement la raison pour laquelle, pour le moment, les médias, devenus une activité économique moins profitable survivent souvent artificiellement pour des raisons non divulguées et pourquoi, aussi, on pourrait voir prochainement encore d’autres faillites survenir….

Les médias sont-ils en général mal gérés, ou bien les groupes industriels florissants sont-ils capables d’absorber une activité structurellement déficitaire grâce aux excédents qu’ils ont dans d’autres secteurs. En d’autres termes font-ils des sacrifices financiers pour contrôler les médias en raison de leur rôle symbolique et de leur influence? (Bourgeois and Badillo 2004) 

*Regroupements médiatiques américain a été mis en faillite à la fin de l’année 2008. Du côté Canadien, la société d’état Société Radio Canada a annoncé le 25 mars 2009 la suppression de 800 postes tant à la radio qu’à la télévision. Les médias connaissent présentement de grandes difficultés. Le Tribune Company détenait avant sa faillite en décembre 2008, 23 stations de télévision, 12 journaux incluant 2 des huit plus importants des Etats-Unis. En date du 30 septembre de la même année, le Los Angeles Times avait une publication quotidienne en semaine de 739 000 copies et le Chicago Tribune quant à lui était distribué en 542 000 copies à chaque jour

 ** Compete.com 1er mai 2009

J’aime Ted!

Ça me trottait dans la tête depuis un moment déjà et je voyais la chirurgie esthétique comme une nécessité afin de vivre pleinement ma vie… En fait, je désirais faire de mes deux petits points faibles (celui de droite et celui de gauche) des atouts plutôt que des handicaps. J’aurais dû passer à l’action il y a plusieurs années, quand j’étais plus jeune. Ainsi, j’aurais pu en profiter plus longtemps avant que leur potentiel ne dégringole pour toujours… J’ai donc pris mon courage à deux mains, ma carte de crédit ainsi que ma journée de samedi dernier, pour passer sous le bistouri.  Les résultats quasi instantannés sont fascinant: je suis passée de -4 par oeil à une vue plus que parfaite. Merci au Dr Mounir Bashour de chez Lasik MD.

Quel rapport avec mon amour pour Ted?  En fait, si vous me suivez toujours, voici où je veux en venir:  durant les heures suivant la chirurgie, il est interdit de regarder la télévision, travailler à l’ordinateur, conduire une voiture (même si elle est flambant neuve!), etc… La solution proposée: dormir ou écouter de la musique. Impossible pour moi de ne rien faire pendant des heures, surtout à cette période de rush de rédaction et n’étant pas très mélomane, j’ai plutôt opté pour l’écoute de podcasts sur mon iPhone. En fait, ce ne sont pas des podcasts que j’ai finalement trouvé mais plutôt des conférences diffusées sur Youtube. Fascinée par la créativité et l’innovation (demandez à mes étudiants!) et question de continuer à avancer dans mes recherches, je suis tombée sur des conférences présentés à l’occasion d’un congrès annuel sur les idées: TED (Technology, Entertainment, Design).  Wow!!! Des heures et des heures de plaisir et d’apprentissages, le tout, en me reposant!  Je crois vraiment que TED fera maintenant partie de ma vie!  C’est peu dire, cette chirurgie m’a doublement ouvert les yeux et j’ai maintenant toute une vision!  :-)