Archives de la Catégorie Relations publiques

Métro & Moi: Virage ‘RP’ Métro?

Tout comme moi, vous avez probablement été littéralement assaillis par des représentants de Métro à la quête de preneurs pour leur toute nouvelle carte de fidélité Métro & Moi lors de votre visite chez l’épicier la semaine dernière. Et comme tout le monde, votre réaction fut probablement la même que la mienne :  ‘Pas encore une carte de fidélité!’. Mon porte-feuille déborde et j’en ai marre de me faire demander à chaque fois que je passe à la caisse : “Avez-vous votre carte Optimum? Avez-vous votre carte Air Miles? Avez-vous votre carte Aéroplan? Un chausson avec ça?”.

Déjà la phrase magique semble inculquée dans le vocabulaire de la gentille-caissière de mon épicerie puisqu’en plus de me demander mon no. de téléphone (programme de fidélité local de Mon Métro) elle me demande : “avez-vous votre carte Métro & Moi?”. Ma réponse : “Non, je suis trop pressée pour remplir le formulaire aujourd’hui”. Et elle d’en profiter pour me glisser en douce un dépliant d’information de la nouvelle carte dans mon sac en disant: ” Pas de problème, ma chère dame, conservez votre facture et vos points seront crédités. Aussi, vous pourrez remplir le formulaire en magasin jusqu’à la semaine prochaine ou en ligne à votre convenance’. Je réalise que si je remplis en ligne, j’aurai droit à 100 points (1 $, c’est le montant qu’ils m’accordent et du même coup, qu’ils évitent pour l’entrée de données à l’ordinateur). OK, on y va pour le “en ligne” !

Après analyse du fameux dépliant de la carte Métro & Moi qu’ils appellent une carte de récompense  - pour vous dire “merci” ! – je calcule que les ristournes sont de 0,8 % par dollar dépensés et que le bonus de 50 points si j’achète 2 casseaux de fraises au lieu d’un seul me récompensera d’un gros 4 sous (oui, oui, 4 sous!). Adepte incontesté de ma carte de crédit à points qui me permet de payer annuellement une partie de mon hypothèque de maison, je sais qu’à la longue, je cumulerai assez de points pour me payer une belle surprise.  Je jouerai le jeu d’autant plus que j’ai bien hâte de voir l’évolution du programme de Métro mais “mausus” que ces cartes de fidélités me fatigue en tant que consommatrice…

Sachez, chers amis lecteurs mais surtout chers consommateurs,  que les réels objectifs derrière ce type de programme de fidélisation ne sont pas ceux que plusieurs pensent…

1)      Le premier réel objectif pour une entreprise qui lance un programme de fidélisation de recueillir les coordonnées de ses clients (un peu comme c’est le cas pour les concours et les tirages). Ainsi, il sera possible de communiquer (aujourd’hui on dirait même de converser) directement avec ses fidèles. Entretenir des relations avec un de ses publics, les consommateurs (RP!!!!). Et Métro en détient un paquet quand on pense au nombre de personnes qui franchissent les portes du détaillant à chaque semaine.

2)      À l’instar des compagnies de carte de crédit qui analysent les achats des consommateurs (oui, oui, les achats fait sur notre carte de crédit sont analysés!) leur permettant de mieux comprendre le comportement des consommateurs (et de vendre les résultats aux entreprises intéressées), les programmes de fidélisation des marchands assurent une meilleure connaissance de leurs clients. Aussi, il est possible de mieux segmenter la clientèle et de mieux répondre à leurs “besoins”.  Ainsi, en voyant que j’achète souvent des couches pour bébés, ils pourront me transmettre des offres ciblées pour “Moi” la maman, pour “mon” bébé chéri ou pour “ma” famille.  De mon côté, je sentirai alors que Métro s’occupe de “Moi” et que ‘mon’ épicier “me” connait bien.  Pour rendre plus efficace un programme de fidélisation de la sorte, une entreprise sérieuse (et je n’ai pas de doute que ce soit le cas pour Métro), doit investir dans une bonne équipe de recherche marketing et développer les stratégies de communication en conséquence. Le potentiel est exponentiel et excite au plus haut point n’importe quel passionné de communication marketing.

3)      La troisième raison en importance (on aurait tendance à penser que c’est la raison principale) est de fidéliser les clients.

Voilà une belle occasion de dévoiler à mes fidèles (!!!) les dessous de la fidélisation de la clientèle. Mais bon, ne me dites tout de même pas que vous croyiez vraiment que l’idée principale derrière ce ‘nouveau programme de récompenses’ était uniquement ‘leur façon de vous dire merci’ tel qu’indiqué sur le circulaire Métro reçu cette semaine!

Parlant de contact direct avec le consommateur et de conversation, Carole Le Hirez, journaliste au Journal Les Affaires annonçait dans son article du 18 septembre 2010 que c’était au tour de Métro de prendre le virage Facebook.  Voici l’intégral du bref article que l’on peut lire ici :  

Après IGA, Provigo et autres, l’épicier Metro entend créer sa page Facebook destinée aux consommateurs. Le dévoilement aura lieu le 30 septembre, a annoncé aux Affaires le vice-président marketing, Marc Giroux. Sur cette page, développée par la firme Publicis, les consommateurs pourront suggérer des idées de recettes, obtenir des conseils santé et profiter de promotions exclusives. ” Cette initiative s’inscrit dans une stratégie numérique intégrée qui comprend le Web et les appareils mobiles “, précise M. Giroux. Pourquoi avoir tant attendu ? ” Nous avons pris le temps de réfléchir afin d’ajouter le maximum de valeur à l’expérience pour nos futurs adeptes. Nous ne voulons pas nous contenter de lancer des outils pour surfer sur la vague “, indique-t-il. Après le succès de sa collaboration à l’émission Les Chefs, diffusé cet été à Radio-Canada, l’épicier dit vouloir maintenant développer ” une conversation plus riche avec le client “.

“Moi” je vote pour que M. Giroux change le titre de son poste de vice-président marketing pour celui de vice-président “communication”.   :-)

Meilleures pratiques en relations publiques

Je n’ai pas beaucoup de temps pour préparer des billets ces temps-ci puisque je travaille presque à temps plein à faire avancer mon projet de recherche.  Mon doux chéri (à suivre sur Twitter @claudepeloquin) qui m’encourage dans mes recherches vient tout juste de m’envoyer un lien vers un billet d’un blogue très pertinent, à lire absolument, portant sur les meilleures pratiques en relations publiques. C’est drôle par contre que le titre du billet soit ‘Publicity Stunt Hall of Fame‘ quand en bout de ligne, il s’agit surtout d’actions de relations publiques…  Mais je comprends ce choix de titre… encore aujourd’hui la ‘publicité’ c’est plus ‘in’ que les relations publiques… Je vous assure cependant que ce ne sera pas pour longtemps! :-)

Mes préférés dans la liste de Taylor Herring:

  • The Olympic Torch Relay (depuis 1936)
  • Macy’s Thanksgiving Parade (depuis 1924)
  • Tour De France (depuis 1910).
  • Best Job In The World (un exemple de relations publiques touristiques)
  • That  Dress (au Québec, on pourrait penser à Julie Couillard et sa robe !)
  • The Blair Witch Project et Borat At The White House pour mousser la commercialisation des films
  • Frozen Grand Central (et son ‘spin-off’ – la publicité de T Mobile)
  • Richard Branson… pour l’ensemble de son oeuvre!
  • The Travelodge  Nativity (un exemple de relations publiques touristique)
  • Naked Gail Porter on The Houses Of Parliament
  • Asda’s Free Eye Tests For The Swiss (j’adore!!! Au Québec, avec le hockey, ce serait tellement simple!… Surtout qu’une succursale de Lasik MD est située tout jours à côté du Centre Bell à Montréal)
  • Message In A Bottle
  • Homer Meets The Giant Of Cerne Abbas
  • Madonna kisses Britney (à combien on évalue la valeur de la visibilité médiatique de ce baiser??? L’histoire du sein de Janet Jackson au Superbowl est aussi comparable… plusieurs années après l’événement de 2004, on en parlait encore dans les médias cette semaine
  • The Goodyear Blimp (depuis 1925)
  • The Beatles Rooftop Gig   (U2 s’en est probablement inspire en 1987 avec le video de Where the Streets Have no Name qui a gagné un Grammy Award pour le meilleur video musique l’année suivante) 
  • Sex Pistols Sign To A&M Records.

 

Voici un extrait portant sur les communications/relations publiques et l’industrie touristique pour démontrer justement la confusion entre le marketing, la publicité et les relations publiques… 

Pourtant le marketing, tel que plusieurs chercheurs l’entendent, est l’ensemble des ‘4-P’ : le Produit, la Promotion, la Place (distribution) et le Prix. Le produit et le prix sont souvent, malheureusement, à l’extérieur du champ d’expertise des spécialistes du ‘marketing’ tout comme la ‘place’ ou le réseau de distribution d’ailleurs. Lorsqu’on parle de promotion, c’est surtout à la publicité que l’on fait référence quand il serait plus approprié de parler de tous les outils de promotion disponibles. Plus loin dans ce mémoire il sera question des divers outils de promotion reliée aux relations publiques. Parce que les relations publiques ne prennent pas la place qui leur est due quant à la promotion et, à cause de différents facteurs, d’autres disciplines comme la publicité par exemple s’approprient les outils qui devraient faire partie de la boîte à outils des RP. Par exemple, dans le livre Advertising for dummies (Dahl, G. Advertising for dummies. Hoboken, NJ Wiley Pub., Inc.,c2007) plusieurs idées suggérées pour des publicités créatives et efficaces incluent une touche de relations publiques; un chapitre est d’ailleurs consacré à la discipline. L’auteur, un spécialiste de la publicité, introduit le chapitre sur les relations publiques en indiquant : La publicité aujourd’hui inclus, en plus des placements payants de messages marketing mais une série de méthodes gratuites pour diffuser son message. Le buzz et le bouche à oreille font partie de cette catégorie même si vous pouvez aussi payer pour en créer. L’auteur du livre destiné aux gestionnaires ayant peu de connaissances en publicité inscrit aussi, dans la publicité, l’organisation d’événements spéciaux (des lancements par exemple, la préparation d’un blogue, l’utilisation de porte-paroles, influencer des leaders d’opinion, créer un blogue sur l’entreprise, etc.

J’en profite aussi pour rappeler une définition de la communication produite dans le Petit Robert 2009:

Communication : n.f. – 1365 – ‘commerce, relation’. Fait d’être en relation avec (qqn, qqch). Correspondance, liaison, rapport. La communication. Science de la communication : ensemble des activités et connaissances concernant la communication au moyen de signes, notamment entre êtres humains. Théorie de l’information et de la communication. – sc. Relation dynamique qui intervient dans un fonctionnement. Passage ou échange de messages entre un sujet émetteur et un sujet récepteur au moyen de signes, de signaux. Spécialt Ensemble des technique médiatiques utilisées (dans la publicité, les médias, la politique) pour informer, influencer l’opinion d’un public (cible) en vue de promouvoir ou d’entretenir une image (cf. Relations publiques). Action de transmettre une information. (Robert, P., J. Rey-Debove, et al. (2009). Le nouveau petit Robert dictionnaire alphabéthique et analogique de la langue française. Paris, Le Robert)

Sans commentaire…

Sans réel besoin de commentaire...

Sans réel besoin de commentaire...

MAJ: Cette caricature circulait au moment où la Grippe AH1N1 portait plutôt le nom de la Grippe Porcine…. Le lobby des producteurs de porc travaillaient ardemment à ce que les médias changent le nom du virus afin de ne pas affecter la consommation de porc.

Voilà… Un blogue pour les relations publiques touristiques

Enfin, mon premier blogue ‘professionnel’!  Oui, c’est vrai que j’ai d’autres blogues, un que j’utilise en enseignement pour le Baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal et un autre que j’ai produit lors d’une mission commerciale pour l’industrie du ski mais, ces derniers ont été produits, l’un pour des raisons éducatives et l’autre, pour partager des photos et des expériences et demeurer en lien avec de nouveaux contacts.

Ce nouveau blogue, martinelizotte.com portera sur mes intérêts personnels et professionnels en relations publiques et en tourisme. Il se veut avant tout un lieu de partage d’informations sur le sujet et demeurera ‘personnel’ pour le moment. Éventuellement, si le résultat est bon, je partagerai avec ceux qui, comme moi, ont un intérêt pour le sujet. Je souhaite aussi que cet outil m’aide dans la gestion de l’information sur les relations publiques et le tourisme en parallèle à mes études doctorales sur le sujet.

Voilà!  :-)

Martine